• Rentre dans la mêlée des discussions enflammées ! :) Inscris toi en 2 minutes, et même en 10 secondes grâce à ton compte Facebook ! Les supporters t'attendent pour partager des avis ! JE M'INSCRIS ›››

USAP - Le jeune pilier Sacha Lotrian : "Charles Géli m’a offert le maillot" - Lindependant.fr

Il a déjà une bonne position en mêlée, il reste dans l' axe, pour un jeune gaucher c' est primordial. Avec son gabarit et un peu plus de puissance et de pratique , il va faire mal, d' autant que dans le jeu ,il est très mobile .
 
Avant USAP-Montauban, titulaire pour la première fois la semaine dernière, le jeune pilier de l'USAP Sacha Lotrian revient sur ce moment.

Et vous, que faisiez-vous à 20 ans ? Né en 2000, Sacha Lotrian était titulaire la semaine passée avec l’USAP à Nevers (22-25), une première après dix apparitions comme remplaçant. Le natif de Pézilla-la-Rivière, passé par Millas avant de rejoindre Perpignan, partage un peu de son émotion.

Qu’avez-vous ressenti avec cette première titularisation ?

Beaucoup d’émotion. Dans les vestiaires, les anciens m’ont beaucoup parlé de ce maillot. Je les connaissais, ces valeurs, mais le fait de me l’avoir rappelé avant le match, ça procure beaucoup d’émotion. Ça m’a montré aussi que les entraîneurs me faisaient confiance. Pour tout ça, il fallait que je donne tout.

Après dix apparitions comme remplaçant, aviez-vous de l’appréhension en débutant ?

Non, j’avais surtout envie de montrer ce que je pouvais faire. D’abord, il fallait rester calme et lucide.

Vous avez grandi ici, est-ce d’autant plus fort de porter le maillot de l’USAP ?

Tu as envie de tout donner parce que c’est ton club de cœur. Depuis tout petit, tu espères porter ce maillot. Tu y repenses à tout ce que tu as vécu pour arriver là, beaucoup de travail de l’ombre.

Quel est votre rapport avec les anciens ?

Charles Géli m’a beaucoup parlé. Il m’a fait confiance et à la fin du match, il m’a offert le maillot. Ça m’a fait encore plus plaisir. Charles Géli est quelqu’un d’important.

Une fois sur le terrain, avez-vous mis ces émotions de côté ?

Franchement, je ne pensais qu’à l’équipe, pas à moi. On était 23 à jouer ce match, je n’ai pas le droit d’être égoïste sur le terrain.

Cela fait un an que vous avez joué vos premières minutes chez les professionnels. Comment jugez-vous votre évolution ?

Un peu plus d’expérience, mais c’est plus aux coaches d’en parler. J’essaie juste de refaire sur le terrain ce qu’ils nous apprennent à l’entraînement. Je vais juste le boulot.

« Je prends pas le boulard »
Ce petit vécu vous permet-il de progresser d’un match à l’autre ?

Bien sûr. On a des analyses vidéos pour montrer nos erreurs et ne plus les refaire. Ça devient un automatisme. On n’est pas parfait, mais on essaie d’en faire le moins possible.

Qu’est-ce qui est le plus dur selon vous ?

Il y a toujours de l’expérience à prendre en mêlée. Le rythme change mais ça va, c’est dur mais pas insurmontable.

Être un joueur de l’USAP à part entière, est-ce un chamboulement dans votre vie ?

Je prends pas le boulard, je suis comme d’habitude. Je veux rester comme je suis. J’habite chez mes parents et j’ai un appartement au centre de formation. En restant avec les Espoirs, je n’oublie pas d’où je viens. Et puis mes parents sont là pour me conseiller, je les écoute beaucoup.

Vous devriez recevoir Montauban vendredi. Comment étudier une équipe qui n’a pas joué et ne s’entraîne plus* ?

C’est vrai mais on sait que c’est une grosse équipe, notamment dans le combat et l’agressivité. On sait ce que ça vaut, on garde la tête froide. Même si c’est une période où on gagne beaucoup (cinq victoires de file), ça ne veut rien dire. On les oublie pour enchaîner sur le prochain match.

*16 cas de coronavirus détectés au sein du club

Recueilli par Pierre Cribeillet
 
Retour
Haut